Moto

Interview exclusif : LNLM – Équipement Moto Féminin 🏍

Bonjour,  

Je suis ravie de vous retrouver pour une exclusivité sur ce blog : mon premier interview dans le monde professionnel de la moto / 2 roues.

J’ai contacté la boutique d’équipement féminin : LNLM, et Hélène la gérante, a très gentiment accepté de me rencontrer. C’était le mercredi 20 février dernier.

Je vous laisse aller à sa rencontre.

 


1) Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Hélène, j’ai 41 ans, j’ai créé la boutique LNLM, il y a 12 ans maintenant.

A la base, je suis issue du monde de l’optique, je suis opticienne. J’ai travaillé plusieurs années dans l’optique et ensuite j’ai décidé de lier ma passion à ma profession et j’ai donc ouvert la boutique LNLM qui est une boutique d’équipement moto pour femme avec un rayon homme pour aussi ma clientèle de quartier mais clairement dédiée à l’équipement féminin.

2) Pourquoi ce nom LNLM ?

Hélène c’est mon prénom (LN) et M du verbe aimer, ce qui a donné : Hélène, elle aime => LNLM.

3) LNLM c’est d’abord une boutique, mais c’est aussi un site de e-commerce, pour quelles raisons vous êtes-vous lancées sur le commerce digital ?

1 an après avoir ouvert la boutique physique (en 2008), j’ai décidé de lancer la boutique en ligne (e-commerce). Entre les clients physiques et le commerce digital le magasin reste majoritaire dans l’accueil des clients et la vente de produits. Les clients viennent pour nos conseils, pour la sélection de produits que nous avons en magasin. Même à l’heure du e-commerce, c’est le magasin J ! Nous sommes encore à l’ancienne. On travaille vraiment sur le long terme avec la fidélisation de nos clients, un vrai suivi grâce à notre programme de fidélité exclusif qui va jusqu’à 20% de remise à vie et du coup, ils reviennent pour ça.

 4) En 2007, quand vous avez créé LNLM, comment pourriez-vous qualifier la communauté de motardes ? Avez-vous constaté une réelle évolution aujourd’hui ? Sont-elles plus nombreuses ?

Je ne saurais pas vous dire exactement, il faudrait voir du côté des moto-écoles, au niveau du nombre d’inscriptions (idée pour un prochain article). J’existe maintenant depuis 12 ans, effectivement, il y a un marché présent.

J’ai ma clientèle motarde mais aussi scootériste et passagère. Il ne faut pas les oublier. Elles font aussi de la moto : elles s’équipent et se protègent. Ma clientèle englobe tout le milieu du 2 roues. Nous avons plus de motardes que de scootéristes, mais c’est vraiment tout un ensemble.

Après vous dire s’il y a plus de motardes aujourd’hui, j’imagine que oui, j’ai appris qu’il y en a de plus en plus qui passent le permis moto.

5) Qu’est-ce qui est le plus important pour vous lorsque qu’une cliente entre dans votre magasin ?

Le plus important pour nous est de répondre à ses besoins et trouver un produit qui lui plaise et qu’elle ressorte équipée et protégée. Tout simplement.

6) Avez-vous aujourd’hui une clientèle d’habituées ?

Oui, tout à fait.

7) Il vous arrive d’organiser des événements, comme les stages de perfectionnements ?

Oui, j’ai fait cela pendant 10 ans, et là depuis 2 ans, j’ai arrêté par manque de temps. J’organisais des stages 100% femmes, de perfectionnement moto sur circuit, alors pas forcément pour la vitesse car une grosse partie des clientes cherchaient vraiment à se perfectionner en moto. Elles ne cherchaient pas forcément à aller sur piste, mais le circuit étant une route fermée, on pouvait donc travailler sur des ateliers. On faisait souvent 2 groupes de niveau : un plus soutenu et l’autre débutant / découverte.

8) Est-ce que c’est quelque chose que vous aimeriez refaire ?

J’ai arrêté par choix et manque de temps. L’organisme avec lequel on passait, c’était avec Vincent BOCQUET, on a travaillé ensemble pendant 10 ans. Il a également évolué de son côté, avec une vie de famille. Il a arrêté la compétition moto. Et pour nous, c’était vraiment un partenariat que l’on avait avec lui, avec une confiance au rendez-vous et des stages vraiment sur mesure.

Il existe bien évidemment d’autres organismes de moto, je souhaite qu’ils puissent proposer également des stages pour femmes et de façon récurrente et non pas ponctuelle. Nous, on le faisait tous les ans (voir 2 fois par an pendant 2/3 ans). On était en général, une trentaine, divisé en 2 groupes avec 1 à 2 moniteurs par groupe.

9) Vous organisez aussi des journées pour le nettoyage des casques ?

Oui, le mieux c’est de nous appeler, en début de mois. C’est Christian, notre prestataire, qui vient faire les nettoyages tous les 4/5/6 semaines. Il vient le samedi après-midi à la boutique. Même si, aujourd’hui, les casques sont démontables et lavables, on n’ose pas forcément le faire chez soi et lui le nettoie vraiment de fonte en comble. C’est top !

10) Vous pensez organiser d’autres événements de ce type ou autre ?

On va voir, je suis en train de solliciter un peu mes fournisseurs pour faire des animations à la boutique. On va d’ailleurs essayer de voir avec Racer, notre partenaire fournisseur de gants : pour une animation autour des gants chauffants à l’automne prochain. Nous allons essayer de voir ça.

Plein de choses, plein de projets qu’il faut mettre en place. Le quotidien fait que l’on est déjà vite happé par le rythme de chaque jour. Mais oui, c’est dans les tuyaux J.

 11) Vous avez aussi lancé un blog de votre côté ?

Oui, il va repartir d’ailleurs au printemps. L’année dernière, j’étais out, la tête sous l’eau avec la boutique. On essayait de mettre un article par semaine.

Mais là, nous allons être plus réguliers, peut-être pas un article par semaine, car cela représente un très gros travail (les lecteurs ne se rendent pas compte parfois). Notre objectif serait de faire 1 ou 2 articles par mois.

Je vais bientôt travailler avec un prestataire, je lui donnerai mes idées et je serai en relecture pour tout valider. Aujourd’hui, je pense que c’est plus simple lorsque c’est moi qui écris mais le temps me manque. Le blog va repartir J.

11) Quel était l’objectif en créant le blog LNLM ?

La boutique e-commerce reste un catalogue en ligne des produits, et c’est tout.

Sur le blog, je peux plus parler de mes conseils, d’un produit spécifique (les nouveautés, pourquoi nous l’avons commandé ?). En hiver, nos conseils pour bien s’équiper ou à l’inverse, comment s’équiper en été quand il fait chaud. C’est apporter le PLUS au niveau des conseils.

On peut également parler de petites actualités sur la moto, de nos produits et de nos marques. Nous avions fait une interview des designers de chez IXON, c’était super.

Nous avions également lancé une série de portrait de nos clientes motardes pour que les filles se rendent compte de ce que chacune peut faire (y’en a qui voyagent, d’autres qui ne font que du Paris…). On a plein de profils différents et c’est ce que l’on aime mettre en avant.

De beaux projets en 2019 : un nouveau site qui va être imminent avec un nouveau logo, toujours avec LNLM mais avec un petit relooking. Le design du blog sera également revu. Cela fait de longs mois que nous sommes dessus.

12) Comment voyez-vous l’avenir de LNLM d’ici quelques années ?

Agrandir la boutique me semble compliqué, on ne peut pas pousser les murs. La boutique est déjà bien remplie.

On souhaite continuer à être présent, à exister, à avancer.

Le site, on ne peut pas le laisser pendant 5 ans, il faut toujours le faire évoluer : rester à la page sur le digital. Sur Facebook, on est beaucoup plus dynamiques. L’évolution LNLM c’est sur le Digital.

Mais, le cœur de notre métier reste le magasin. Le Digital nous sert à nous faire connaître, à valoriser notre savoir-faire avec les avis de nos client(e)s (relais de notre professionnalisme).

13) Est-ce que pour vous, les réseaux sociaux ont un réel impact sur votre business ?

Je ne sais pas, je me dis qu’aujourd’hui c’est incontournable, on doit être présent et visible. Après vous dire si en faisant telle publication, cela m’a apporté tant de chiffre d’affaires, on est très loin de ça. Le bouche à oreille virtuel marche comme le bouche à oreille réel. Il faut savoir utiliser les deux. La visibilité que ça nous apporte nous crée également une vraie communauté.

Exemple, pour les 12 ans de LNLM, nous avions lancé un tirage au sort pour faire gagner une paire de gants, c’était super chouette de voir tous les témoignages des clientes.

Après les personnes partagent et cela peut permettre d’interagir et de faire venir de nouveaux clients dans la boutique.

14) Vous êtes motarde, sur quel modèle avez-vous commencé et qu’avez-vous aujourd’hui ?

J’ai commencé sur un 500 GPZ Kawasaki Bordeaux et blanc avec trois petites bandes roses. C’est très important car ça a été la moto coup de cœur que j’ai eu à 12 ans. Je ne suis pas issue d’une famille de motards. Je suis tombée sur cette moto qui était garée au bord d’un port pendant mes vacances. J’ai vu cette moto, je n’y connaissais rien, j’ai bien lu ce qui était écrit « Kawasaki 500 GPZ ».

J’avais 12 ans mais je me suis dit, quand je serais grande j’aurais cette moto. J’ai passé mon permis moto à 18 ans que j’ai payé grâce à mes jobs d’été. Il m’a fallu ensuite 4 ans pour pouvoir me payer une moto (après mes études d’optique et mon premier emploi).

Et donc, je me suis acheté une Kawasaki 500 GPZ Bordeaux et blanc avec trois petites bandes roses. Et j’en ai eu 3. J’avais des motos d’occasion qui avaient quelques bornes, avec des soucis mécaniques, il a donc fallu en racheter.

Aujourd’hui, j’ai toujours une moto, une Kawasaki, je suis fan, j’ai un ZZR 600 de 1996. Elle a 22 ans mémère et elle roule toujours super bien. 100 chevaux, 4 cylindres avec un moteur qui respire bien. Elle n’a rien à envier aux autres 4 cylindres, quand je faisais encore de la piste y’a 2 ans, ça roulait plutôt bien.

Elle est quand même lourde comme moto, environ 220 kg et assez massive, manque un peu de maniabilité mais je suis tellement habituée, j’adore.

15) Vous conduisez tous les jours ?

Non, j’ai la chance de ne pas avoir à utiliser la moto dans Paris. Je n’habite pas très loin du magasin, je viens donc à pied ou avec mon longboard. Là, je fais la motarde du dimanche : quand il fait plus de 20 degrés et qu’il fait beau J.

Mais quand j’étais opticienne, je bossais plus loin. Du 1er janvier au 31 décembre, une demi-heure / 40 minutes de moto le matin et le soir, j’avais la banane dès que je me levais parce que j’allais prendre ma moto. Je me foutais de la météo, j’étais bien équipée. Je kiffais prendre la moto tous les jours, parce que je quittais Paris par l’autoroute, je ne faisais pas trop de ville. C’était vraiment cool.

16) Où est ce que vous préférez rouler ?

A la montagne, la montagne, LA Montagne. Les virages, pas les épingles à cheveux. Les slaloms. Je kiff ça. C’est loin de Paris mais bon, je vais demander à ma patronne plus de vacances (rires).

17) A moto, lorsque l’on est une femme, le regard de la gente masculine est parfois particulier, est-ce que c’est quelque chose que vous avez pu ressentir ?

Quand je roule, ou que je pars en week-end, non. En général, j’évite la foule.

Par contre, quand je roulais tous les jours avec ma bécane, quand j’étais au feu, on pouvait se faire un petit signe de tête. Le mec se retournait souvent pour se dire : « merde c’est une nana ». Oui, oui, j’ai une moto et pas un scooter. C’est tout, c’était gentil.

Je sais de mon expérience, qu’il peut y avoir des sifflements, des regards pas très agréables, un peu insistant…

Je n’ai pas eu le droit à ça, fort heureusement. C’est vrai que j’ai arrêté d’utiliser ma moto tous les jours pour aller bosser depuis que j’ai ma boutique, ça date quand même de plus de 12 ans.

J’ai quelques retours de clientes où effectivement, ce n’est pas simple. Et une qui m’a dit qu’elle portait sa caméra sur son casque. Et je lui dis : tous les jours ? Elle ne fait pas de la balade mais du Paris-Paris. Mais, elle m’a répondu que ça calmait quand elle pouvait se faire ennuyer. Quand les gens voient qu’elle a une caméra, ils baissent d’un ton. C’est quand même fou d’en arriver là. C’est dommage, mais il faut continuer à rouler. Il ne faut pas se laisser faire.

Et puis, y’en a qui essaient de faire la course au démarrage d’un feu. Mais ça c’est sympa. Quand j’étais jeune avec mon GPZ, je jouais à ça aussi avec des voitures. Une fois, je me suis fait avoir, c’était un mec avec une Golf et un gros moteur, moi à côté, je n’avais qu’un 500 GPZ. Bon, là, il m’a mis un vent. Là, ça m’a calmé (rires). Une voiture peut démarrer plus vite qu’une moto.

On ne gagne pas à tous les coups en faisant la course (rires).

18) Si vous deviez définir la passion de la moto en 2 ou 3 mots, lesquels seraient-ils ?

La liberté. La liberté de partir, rouler, on se vide la tête. On est libre.

19) Vous arrivez tout de même à vous faire quelques balades aujourd’hui, avec le rythme de la boutique ?

Nettement moins, sachant que l’année dernière, il a fait très très chaud et que moi, rouler quand il fait 34 degrés à l’ombre, c’est compliqué. Je roule équipée donc : avec des bottes de moto, un jean kevlar, un blouson en cuir, un casque intégral et des gants sport. Je ferme tout. 33 degrés, non ça ne m’intéresse pas.

Là aussi, j’ai fait ma motarde du dimanche mais à l’envers : trop beau mais trop chaud. Donc, je n’ai pas beaucoup roulé. Si un dimanche, je peux avoir des potes et sortir prendre la moto et que la météo convient, je prendrai le créneau sans hésiter.

20) Dimanche 10 mars, il y a la journée Toutes en moto, est-ce que LNLM participe à cet événement ?

Non, tout simplement parce que mon ZZR a quasiment une fois, rendu l’âme lors d’une manifestation que j’avais faite avec la FFMC (Fédération Française des Motards en Colère). Mon vieux ZZR chauffe beaucoup trop. Je lui fous la paix (rires). Je la sors uniquement pour prendre l’air. Trop chaud les manifs, j’en ai faite pourtant.

L’année dernière, j’y suis allée pour la première fois et j’étais à côté d’une personne en Harley…

Ah oui, en effet, elle a dû se cramer la jambe droite.

C’était la manifestation à laquelle je voulais assister, j’étais vraiment contente d’y aller.

On va espérer que le temps se tienne pour que cet événement soit vraiment chouette.

Un grand merci Hélène pour votre disponibilité et votre accueil. C’était un très bon moment passé à vos côtés.


 

Cela a été un véritable moment d’échanges, et c’est toujours si inspirant d’apprendre les unes des autres.

Je suis impatiente de réitérer cette expérience.

Je remercie encore une fois Hélène pour son accueil, sa simplicité, sa gentillesse et son sourire. Vous serez toujours la première que j’ai interviewé pour ce blog.

Belle journée ensoleillée à toutes et tous,

N’hésitez pas à commenter et partager votre expérience avec nous (sur Facebook & Instagram également).

Et surtout, rendez-vous au 245 Rue Lecourbe, 75015 Paris pour de précieux conseils et de beaux futurs achats !

Profitez de ce temps magnifique pour un petit road…

Stéphanie ♡


Photos prises avec l’iPhone X et retouchées via Photoshop (sauf portrait Hélène)

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